A rose in a field of thorns, a strange safe in a paper heart.

05 août 2018

Un tabouret.

 

Il y avait cette forêt, tout près de nulle part. Il y avait cet arbre, tout près d'un autre arbre.
Il y avait cette tristesse, trop près de l'allégresse.
Tandis que ses racines s'éparpillent dans les profondeurs, cherchant la chaleur,
cherchant l'éclosion, l'assurance de jours meilleurs,
tandis que ses branches se surpassent à toucher l'intouchable,
tandis que sa sève se répand, son âme se surprend à désirer l'indésirable.

Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais elle apporte tellement d'espoir,
prenant sous son aile nos tourments,
elle fait tourner nos soleils pour aligner nos penchants.

L'arbre s'émerveille, tant de lumière, tant de couleurs,
il aimerait toucher ses ailes, effleurer ses plumes,
et dans l'irréparable exprimer son chagrin face au temps qui recule.
Mais l'oiseau déjà se perd, loin des cieux, loin des pleurs, c'est l'automne qui s'éveille,
tandis que dans le cœur de l'arbre déjà l'hiver engrène son règne.

 

Il y a sans doute de plus joyeux contes, où l'hirondelle jamais ne repart, jamais ne l'oublie.
Mais les contes sont des rêves, et les rêves ne font pas marcher les arbres.

    tabouret

 

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11 décembre 2015

Les Amazones

 

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C'est l'histoire de cette femme, dégoutée par la vie, par ses amours insipides, cette monotonie ambiante qui envahie les relations les plus passionnées, cet individualisme croissant qui mène à l'auto-satisfaction fade et purement bestial. La société s'organise en un réseau de veines putrides, toutes convergeant misérablement vers le palpitant d'une foule empoisonnée.

Et c'est ainsi que pour sauver l'humanité dans sa course folle vers la déchéance, on construisit des centres de fertilité. La fornication n'a alors plus de rôle dans la procréation, tant la maladie ambiante contamine la moindre parcelle de vie des cellules embryonnaires.

Cette femme en mal des origines de ses ancêtres, décida que si elle devait mourir, ce devait être par l'endroit d'où elle aurait du naître, et c'est ainsi qu'elle s'enfonça dans la forêt, allégorie de la mère dans une nature nourricière.

 Elle marcha, au plus loin que ses forces la menèrent, avant de tomber à genoux dans la vase des arbres morts.

Elle s'éveilla plus tard, les entrailles crispés, avec autant de difficultés qu'une mouche se débattant dans la toile. Lorsque ces paupières tinrent place sans convulsées, elle observa autour d'elle le mouvement d'objets étranges. Et des murmures, des centaines de murmures se répandant en un seul et même soupire.

 Elle amena une main au front endormi, comme une caresse maternante, empreinte imperceptible d'une maternité génétiquement caricaturée. Cette même maternité, dite « d'instinct », enseignée aux radios-bistrot par de vieux chineurs papiers repues des vielles anthropologies dépassées.

Ce simple geste, emprunt de douceur et de protection suffit à provoquer le silence, vertige émotionnel dans un royaume d'ombres et de dangers. Les sons nous mènent vers l'extérieur, comme la musique, à ces jours abolies, tant elle rapprochait les uns et faisait perdre du pognon aux autres. Or, c'est ce silence encombrant qui résonna ses peines, et sa triste condition de cadavre trop chaud pour être bouffable.

Elle tressaillit sous le poids de sa conscience interne, et réveilla les sens, frissonnant d'un mal qu'elle soupçonnait présent.

Autour d'elle, le vide, la lenteur, la pourriture, comme dans ce film, ou la jeune mariée se perd dans un grand parc, au prime abord magnifique, puis reflet du désespoir, la mélancholie¹.

Et pourtant dans cette dégénérescence, des peaux la frôlèrent, douces et piquantes, fraiches et ardentes, la portant vers de nouveaux horizons dans l'incertitude et le soulagement.

 

A suivre...

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06 avril 2014

L'ultime sourire.

 

Elle s’élança dans les airs, ce vide tant redouté, puis elle le fendit de son corps, les bras écartés.
Elle chercha alors les images de son passé, comme on le lui avait expliqué. Elle chercha si fort qu’elle s’oublia un instant, mais il lui parut évident que rien dans sa vie ne reflétait la joie, le bonheur, ou l’amour. Elle ne vit pas un sourire illuminer ses souvenirs. Et tandis qu’elle voyait se rapprocher le premier rocher dans la crique, un brin de soleil vint se noyer dans ses yeux. C’est alors qu’elle comprit. Tous ces moments d’ombre, tous ces souffles arrachés, les secondes après secondes, sans aucun répit pour lutter, elle avait stagnée sous ce vent qui la poussait vers l’avant. Mais la vitesse était devenue telle que l’oiseau même s’était caché, trop effrayé par la fin, tandis qu’elle arrivait à son terme, saluant les vagues fracassantes qui l’applaudissaient. Tout était réunit pour que, dans cet envole ultime, elle trouve la solution à cet état de perdition. Elle se brisa sur la roche avec la violence d’une femme qui vit. Elle avait sourit. 

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05 avril 2014

Hommage aux âmes d'enfants qui hantent leur corps, grandissant dans un monde où règnent les morts.

 

Comme un obstacle aux lueurs, un receptacle de toutes tes peurs, regarde grandir dans ta sueur le reflet d'un corps qui meurt. Enfant d'aujourd'hui, perdu dans l'infini, regarde tes yeux d'adultes qui aux modernes vouent tant de cultes. Toi tu as honte de n'être qu'un leurre, car c'est ton corps et pas le leur. Adieu ton enfance, tu ne vis que dans l'errance et tant pis si c'est un autre qui avance, tu ne compte plus dans la balance. Nouveau personnage dans un coeur étrange, apprend à ressentir, sans jamais montrer qu'ça démange. Enfants d'aujourd'hui, refusez d'être soumis, d'être banni, que vos yeux ne voient plus dans ce regard terni le reflet d'un être mort qui toujours survie. 

Gaya

 

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Une plume dans le cœur, l'oiseau loin ailleurs...

 

 

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Fut un temps où j'avais tous les jours de nouveaux départs, aujourd'hui, mes pages sont blanches, et les mots s'en balancent.

 

 

 

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Lettre à mes vieux copains les pince-chignons.

Je n'ai jamais voulu écrire, les mots me venaient, naturellement, et naturellement comme un mal qu'on expulse, je les dégueulais sur le clavier, sur cette page si blanche, immaculée, que je venais souiller de mes angoisses.
Mais aujourd'hui j'écris à ceux qui se posent des questions, quand critiquer n'est plus de leur bon souper, et qu'ils souhaitent écouter grand et juste de leurs oreilles avares.

La vérité c'est que vous êtes seul. Il n'y a personne qui se battra pour vous comme on peut le voir dans certaines tragédies au cinéma. Votre entourage tourne et fonctionne autour d'un noyau qui lui est propre, et c'est en fermant les paupières qu'il lui est plus aisé de vous regarder dans les yeux. Et alors vous vous promenez, en tenant ce cadavre à côté de vous, parce que vous êtes incapable de vous en débarrasser, parce qu'il est votre âme sœur, ce côté obscur qui vous va si bien, et qui ne fait rien d'autre que de vous ronger de l'intérieur comme les vers qui l'ont élu domicile. Et tout ce temps où vous sentez sa présence, où vous le considérez comme étant un être à part entière, et la fois une partie inextricable de votre quotidien, les autres l'ignorent, comme s'il n'était qu'un vulgaire accessoire, un grand vide dans l'espace occupé. C'est dégueulasse. Lui aussi a le droit à la reconnaissance. Il existe, tout votre corps le crie, tout vos cauchemars l'illustrent.

Dans un monde qui ne voit qu'au travers d'oeillères, les critiques valsent avec les images, et les images avec les normes. Dans ce bal aristocratique, les plus nobles dansent volontiers, les autres de façons plus malaisée, et c'est toujours pour leur manque de finesse ou de bons procédés qu'on les remarque comme bouffons de société. Si il y avait là un emploi à temps plein, agréablement rémunéré et qui permettait une certaine félicité intérieur, ce pourrait être comique que de se pavané comme déchet de la communauté sous le regard pincé mais comblé des plus beaux jacasseurs. Imaginez un peu, les travers récalcitrant, étalés au grand jour comme habits d'apparat, les bourlets et les poils, les couleurs et les babas, les boutons et les lunettes, du coin de l'oeil une barbichette, et pour finir démarche de pince-moi-là. Magnifique déluge de petits défauts sympathiques, tandis que riant de tout leur saoul, et régurgitant leurs colibets mouillés d'acide, le spectacle ne serait que d'apogée pour qui le verrait de tout en bas. Car en effet ils sont grands, ces accrobates, à se tourbilloner les pattes pour faire de parfaits angles droits, quand moi haute comme trois pommes de mes un mètre soixante-seize, je préfère les ronds maladroits. Et que dire encore si ignoré par ceux que ça gène, votre cadavre adoré venait à se faire remarquer ? Oh les rumeurs iraient bon train, pour une fois, il aurait sa place dans les remarques hautaines et les confitures de dédain.

J'aime mieux encore boire un coup à sa santé, seule dans un bar miteux, entourée de fumée et de vieux cigares tout machouillés. Je pourrais vider mon verre avec sincérité, médicocrité bannie par les virtuoses du petit doigt levé.

Ainsi donc voici mon exclusion du monde, ma réclusion bien préparée, où j'apparais dans mes songes, comme hors-la-loi à cette cruelle télé-réalité. Et entre nous chers mentors de superficialité outragée, cacher sa langue dans sa tête et son antisèche dans la bouche est le meilleur moyen de ne pas se faire coincer, et dégoupiller.




Ps : Les riddeaux aux fenêtres sont plus que des bouts de tissus, quand on sait qu'ils nous cachent de ce monde bien bas déchu . 

 

 

Gaya

 

 

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Circuit du monde grillé sous ma chair, cherche résistant chirurgien pour m'en défaire.

 

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J'ai mal aux yeux, je crois bien qu'ils sont sourds
J'ai mal aux mains, elles ne marchent plus vraiment droit
J'ai mal au coeur, étrange.. Il ne donne plus du tout l'heure! 

 

 

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04 avril 2014

Rien n'arrive jamais, tout est un milieu. Existence.

 

Sans titre

 

 

<< Un soleil bleu de tristes pensées, un homme heureux de n'avoir trop saigné.

Conte de fées. >>

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Torchon des idées sales et merveilleuses, illuminées et chaotiques, Amen.

 

Livre à corps perdu, qui crie son âme et sa vertu

Aux modernes si sourdes à ses mots déchus

Reprend ton envole au delà des sens et des songes

Que ton essence prodige aux ailes arrachées

Eclaire encore de ton papier, éternel et démodé

Les longues veillées que je passe à te dévorer.

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Song without melody.

 

Like a mouse in a trap
I can hear their voice all around 
It has penetrated my senses,
And broken my essence

My screams and my crying ripping the night, when the terror revives my flame3110469371_1_4_C9ZwLIL4
All this anger is draining me and gradually destroys my hopes

I dream only to cut my hand, the blood splattering my words, retracing my pain on paper
Everyone in my hallway, who prevents me from out of this nightmare, if they only knew, I should take a rope to hang my pains

Oh moon lets me fall, oh god lets me die,

Oh Morphée lets me sleep, all the night, all the life

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